Promenade à Oignies (Aiseau) 3,7 km



Le point de départ proposé est l’espace au pied de l’ancien prieuré de l’Eglise saint Nicolas, rue de l’Abbaye à Aiseau. A proximité du restaurant espagnol.

Quatre frères venus de Walcourt s’installent, avec leur mère veuve, en 1187 près d’une ancienne chapelle Saint-Nicolas, en bord de Sambre1. Des quatre frères, trois sont prêtres : Gilles, Robert et Jean. Le quatrième est Hugues. Resté laïc il deviendra un orfèvre de grand renom et sera connu plus tard sous le nom d’Hugo d’Oignies. (1)
Vivant de manière religieuse ils adoptent la règle de Saint-Augustin et en 1192 leur prieuré (Saint-Nicolas d’Oignies) est officiellement reconnu par l’ordre des chanoines de Saint-Augustin. Gilles de Walcourt en est le premier prieur.
Leur mère dirige une communauté de béguines dans le voisinage du prieuré. En 1207 elle y reçoit comme béguine une « Marie de Nivelle » cherchant la solitude. Grande mystique favorisée de grâces spirituelles exceptionnelles, Marie meurt à Oignies en 1213. La dévotion populaire la canonisera ; elle est connue, liturgiquement, comme sainte Marie d’Oignies. (2) Le béguinage disparaît au XIVe siècle.
En 1796, à la suite de la révolution française, les chanoines sont expulsés. Comme d’autres monastères les biens fonciers du prieuré sont parcellés et vendus comme biens publics.
Après de nombreuses péripéties, à partir de 1838, et pendant plus d’un siècle le site sera occupé par la glacerie Sainte-Marie d’Oignies qui dispose des lieux suivant ses besoins. Des logements ouvriers sont aménagés dans les bâtiments du prieuré. Le 17 décembre 1932 la glacerie ferme. Les bâtiments industriels sont démolis et les autres transformés en logements sociaux pour une société de charbonnages voisine.

Quittons le parking et empruntons la rue de l’Abbaye en contournant le bâtiment par la droite.
Suivons la rue vers la droite pour passer entre les anciens logements sociaux du charbonnage et ensuite sous une porte cochère.

Nous voici à côté de l’église du hameau dédiée à Ste Marie d’Oignies. Traversons la rue des Écoles et empruntons, presqu’en face, le sentier des étangs.

Nous longeons bientôt, à notre gauche deux étangs et à notre droite la rivière « La Biesme » que nous traversons 2 fois sur de petits ponts métalliques. A la rencontre avec un chemin asphalté, prenons à droite la rue des Étangs sur une bonne centaine de mètre après être repassés encore une fois au-dessus de la Biesme.

Nous tournons encore à droite pour emprunter un chemin agricole qui nous conduit, après +- 500 m à la rue Lambot que nous descendons vers le lieu-dit Ménonri.

Au carrefour avec la rue d’Oignies nous prenons à droite et suivons le trottoir jusqu’au rond-point puis au pont en dos-d’âne sur la Biesme.

Traversons prudemment la rue pour entrer dans le parc aménagé par la commune sur le site de l’ancienne glacerie Ste Marie d’Oignies que vous pouvez parcourir à votre guise. Peut-être jusqu’aux arbres remarquables « la porte du temps » ou « l’arbre des souffrances » (vers la gauche au fond du parc), ou encore jusqu’au confluent de la Biesme et de la Sambre tout en remarquant les vestiges de l’ancienne industrie dont plusieurs fours en briques.

Nous ressortons du parc par la même issue et prenons la rue d’Oignies vers la gauche sur environ 400 m pour retrouver notre point de départ.

(1) Hugo d'Oignies (fin XIIe siècle - début XIIIe siècle) est le dernier des grands orfèvres de l'Art mosan. Son oeuvre maîtresse dite « le trésor d’Hugo d’Oignies » est conservée Musée provincial des Arts ancien du Namurois, rue de Fer à Namur. Certaines pièces du trésor sont exposées au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles.

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_d%27Oignies





Promenade testée en janvier 2015